Un turn over élevé en début de carrière

 

Le turn over des vétérinaires praticiens dans les premières années d’exercice est particulièrement élevé puisque un  vétérinaire sur trois quitte son premier emploi moins de 2 ans après la sortie de l’école.

Cela peut signer la présence d’un malaise chez les vétérinaires durant leurs premières années d’exercice.

 

Des reconversions professionnelles à venir

 

Une enquête menée par le comité de réflexion VetFutursFrance a montré que près de la moitié des vétérinaires interrogés ne s’imaginent pas exercer cette profession jusqu’à 60 ans en raison notamment de l’exigence des gardes, d’une ambiance de travail défavorable ou encore dans le but de privilégier la vie de famille.

 

L’enquête a notamment posé la question suivante : “Serez-vous toujours praticien en 2030 ?”. Les 1188 étudiants interrogés ont répondu “Oui” ou “Plutôt oui” à 92.2%”. Cela est rassurant pour la profession car une large majorité d’étudiants s’imagine praticien d’ici 10 ans. Toutefois, seuls 28.8% sont prêts à l’affirmer avec certitude. Les 63.4% restants estiment qu’ils le seront encore mais ne sont pas sûrs d’eux. On peut remarquer le doute d’une majorité d’étudiants quant à leur avenir professionnel sur 10 ans dans le domaine de  la pratique clinique. Des reconversions sont donc possiblement à prévoir dans les années à venir, que ce soit vers une autre branche de la profession vétérinaire, ou vers un autre secteur professionnel.

 

Figure n°1 : Volonté d’être praticien en 2030 parmi les étudiants vétérinaire interrogés, Livre bleu de VetFutursFrance

L’étude s’est ensuite penchée sur une éventuelle corrélation entre le nombre d’heures de travail souhaité et la volonté d’être praticien en 2030. Les résultats ont montré que les étudiants qui déclarent vouloir travailler le plus sont ceux qui sont les plus certains d’être praticiens en 2030. En effet, 9.1% des vétérinaires désirant travailler moins de 36 heures s’imaginent rester dans la pratique clinique en 2030. En comparaison, ils sont 32.4 % des vétérinaires souhaitant travailler plus de 50h par semaine.

Figure n°2 : Volonté d’être toujours praticien en 2030 en fonction du nombre d’heures hebdomadaire de travail, Livre Bleu de VetFutursFrance

D’autre part, plus de 20 % des vétérinaires interrogés estiment qu’un changement d’orientation leur permettrait d’éviter l’installation d’un épuisement professionnel.

 

Des reconversions sont donc à prévoir dans les années à venir chez les vétérinaires, en particulier parmi la jeune génération.

Bibliographie

 

Routly, J. E., Dobson, H., Taylor, I. R., McKernan, E. J., & Turner, R. (2002). Support needs of veterinary surgeons during the first few years of practice: perceptions of recent graduates and senior partners. Veterinary Record, 150(6), 167–171

* VetFutursFrance, Le Livre bleu.