VetFutursFrance a mené une enquête auprès de 2600 vétérinaires français concernant leur ressenti sur les valeurs de notre profession. Ces valeurs ne sont pas immuables : certaines sont aujourd’hui montantes comme le savoir-faire, l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle et le respect de l’animal alors que d’autres sont en perte de vitesse comme la confraternité et le respect.

 

Intéressons-nous dans cet article aux valeurs vétérinaires montantes. (Lire l’article : « Les valeurs vétérinaires en perte de vitesse« )

Savoir-faire

 

Cette valeur est la première citée par les vétérinaires ayant plus de 10 ans d’ancienneté. Les aspects largement plébiscités sont la “spécialisation des connaissances”, la “spécialisation par des cursus post doctorat de plus en plus important et via le matériel” et la “professionnalisation pour une médecine de très haut niveau”. La jeune génération semble se diriger dans les années à venir vers une spécialisation des connaissances.

 

Equilibre entre vie privée et vie professionnelle

 

Cette valeur est la première citée par les vétérinaires ayant entre 5 et 10 ans d’ancienneté. Cet intérêt semble logique puisque c’est l’âge potentiel des premiers enfants. Les expressions couramment retrouvées sont “l’envie d’avoir une vie à côté du métier”, “la priorité à la vie de famille et à la réalisation personnelle” et “faire le travail qu’on aime et du mieux qu’on peut”. (Lire l’article : « L’importance de savoir concilier vie privée et professionnelle« ).

 

Respect de l’animal

 

Cette valeur est la première citée par les vétérinaires de moins de 5 ans d’ancienneté. Les expressions suivantes expriment bien l’idée : “l’amour des animaux qui font réellement partie des familles”, “la volonté d’assurer le bien-être animal et de gérer la douleur » ou encore “l’approche globale de l’animal dans son environnement”. Compte tenu de l’évolution de notre société durant les 40 dernières années pour les droits et l’éthique animale, il est raisonnable d’avancer que cette valeur n’est pas l’apanage des vétérinaires mais bien une tendance sociétale actuelle. En effet, les animaux de compagnie apparaissent de plus en plus comme un membre de la famille. Cela augmente le conflit interne généré par l’opposition parfois présente entre l’intérêt de l’animal et celui de son propriétaire. Le caractère perturbant de l’euthanasie peut également prendre de l’importance auprès des jeunes vétérinaires plus sensibilisés au bien-être et à la condition animale. Les mauvaises nouvelles sont d’autant plus angoissantes à annoncer et se rapprochent nettement de la médecine humaine.

 

 

Bibliographie

Tupin, D. (2005). Le syndrome d’épuisement professionnel ou burn out : enquête chez les vétérinaires praticiens / Déborah Tupin ; directeur de thèse Claude R. Petit. S.l.: [s.n.]

VetFutursFrance, Le Livre bleu.